Je suis rentrée le 21 octobre, il est peut-être temps que je mette un point (de suspension, cf la conclusion) à ce blog...
Les dernières semaines ont été cauchemardesques, évidemment : préparer son retour est une horreur, ce n'est pas nouveau. Les deux ou trois dernières semaines, j'étais debout avant huit heures et couché après deux ou trois heures, parce que trier ses affaires, réfléchir à ce qu'on laisse/ce qu'on emporte/ce qu'on envoie/ce qu'on ramène, faire ses paquets, effectuer des allers-retours quotidiens à la poste (les derniers temps je ne saluais plus le personnel que d'un "hisashiburiiii!"1), savourer les derniers rendez-vous, racheter des mouchoirs parce qu'on avait la larme à l'oeil en rentrant après, faire les derniers achats (et un costume de Godzilla, un!), déguster ses derniers sushi (lol), se murger pour la der des der avec de la mauvaise bière, etc.,
...
ça prend un temps fou!
Etant en état de stress total (*paniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiique*), j'ai cependant pris soin de m'accorder une journée de détente...Mon dernier vendredi (je repartais le mercredi suivant), j'ai fait "STOP!", et me suis levée quand même aux aurores pour quitter la capitale, et finir de visiter Kamakura. Et surtout passer l'après-midi à dormir au soleil sur la plage. Et-c-était-bon-!
Bon, c'est vrai, j'ai du coup ramassé un bon coup de soleil sur la tronche (rappel : au mois d'octobre), ce qui ne m'a pas rendue très glamour pour mes au-revoirs...mais ça valait tellement le coup!
Pour revenir sur les derniers préparatifs, en fait ce qui m'a causé tant de soucis à été..mon koto. Car je n'ai su que je pourrais en ramener un que l'avant veille de mon départ! J'ai du l'emporter avec moi, il a voyagé dans la soute : alors j'ai du le protéger un max, et calculer le poids de mes bagages cumulés au gramme près. Nota : qu'il est ridicule de devoir acheter une balance moins d'un mois avant son départ...
Et alors, rejoindre l'aéroport....Enfin, plus exactement : rejoindre le BUS qui devait m'amener à l'aéroport....avec deux valises, un sac à main, un koto...Aaaaaaaargh! J'ai cru ne jamais y arriver, avec une progression de deux mètres/pause/deux mètres/pause/deux mètres/effondrement/... Un monsieur très serviable m'a déjà aidée à atteindre la bouche de métro vers chez moi, alors ça, c'était tellement gentil...snif.
Mais enfin, je l'ai! un superbe instrument! Je suis très contente de pouvoir continuer, et ne pas m'arrêter bêtement après une année d'apprentissage.
La traversée de l'aéroport, ben là rien de spécial, si ce n'est le visage surpris des hôtesses devant un "truc enveloppé pour moitié dans une doudoune pour moitié dans un duvet, le tout atteignant deux mètres de haut". Et oui, Air France n'a pas l'habitude de devoir transporter des instruments de musique, même du côté oriental!
Et le retour...
Et bien, le retour...
...
Ben voilà, j'suis re-là, quoi!
Au bout de trois semaines j'arrivais de nouveau à regarder du bon côté avant de traverser la rue2, une réaclimatation plutôt rapide, donc! (^.^;)
Et depuis, je...suis au chômage, ouioui, ce qui ne surprendra vraiment personne, c'est la deche du travail, on le sait. Heureusement que pour me consoler je peux suivre de près les Extraordinaires et Médiatiques Aventures du Petit Nicolas (S.), ou bien les formidables programmes télévisuels toujours présents pour nous distraire ("Next"). Héhé.
Pour finir, je vous ai déjà tous recontactés, et il me tarde de vous revoir. Il suffit que je fasse un détour à l'occasion par Lyon. Ou par Chartres. Ou par Oslo. Par exemple. Ca va être simple, tiens.
En conclusion, je précise que je ne ferme pas ce blog. Que personne ne s'inquiète, je ne vais pas relater ma trépidente vie à Saint-E! Même s'il y aurait des choses à en dire (ah bon?). Je le garde sous le coude histoire de faire les compte-rendus de mes prochaines escapades en pays étrangers : il conservera donc le même rôle qu'il a joué pour mon séjour d'un an.
A la revoyure!
1 "Ca faisait longteeeeemps!"
2 On roule à gauche au Japon
Ah, un truc super et auquel j avais pas pense :